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Cloughjordan Community Farm Ltd dans le Nord Tipperary est la propriété de ses membres, expérimente la production locale de nourriture (qualité et quantité) ainsi que la réduction de l’impact environnemental. Un centre d’entreprises est prévu pour apporter une valeur ajoutée sur place
Ecovillage de Cloughjordan

La société coopérative : Sustainable Projects Ireland Ltd (SPIL) qui a développé l´écovillage, offre un nouveau modèle de régénation rurale durable.
L´écovillage est l´un des projets de développement qui génère le plus d´enthousiasme en Irlande, il est centré sur la résilience et la durabilité.
Ce qui attire les gens vers SPIL ce n´est pas seulement l´intention de développer un environnement de vie sain et écologique mais également un désir de promotion d´une façon de vivre qui démontre que l´économie solidaire est viable.

JOUR 1

Nous avons commencé cette rencontre par des présentations par Duncan Martin (Ecovillage), Bruce Darrell ainsi qu’Oliver Moore (Cloughjordan CSA).

Duncan Martin a décrit les origines de l´écovillage de Cloughjordan qui « a commencé grâce à un petit groupe de personnes qui savaient ce qu´elles ne voulaient pas, mais voulaient voir sur quoi elles pouvaient se mettre d´accord » a dit Martin. « Construire une communauté durable » telle est la devise de l´écovillage : une phrase et trois mots séparés. L´écovillage est mitoyen d’une petite ville, Cloughjordan, desservie par une gare ferroviaire. Il est conçu avec des espaces verts communs, beaucoup de plantations et des groupes de maisons rapprochées.
La Société Sustainable Projects Ireland Ltd (gérée selon des principes coopératifs) a acheté la terre, emprunté des fonds, installé une infrastructure (avec certains financements) puis a vendu les maisons.
Le chantier s´est ouvert en 2007, la construction des maisons a commencé en 2009, 130 sont prévues, 45 sont occupées à présent, 5 sont en construction, 30 emplacements sont vendus, mais pas encore bâtis. Il en reste donc 50 à vendre. Martin a présenté des diapositives pour montrer le style des maisons, en mettant l´accent sur la variété des matériaux de construction utilisés et sur les entreprises qui s´installent sur le site.

Des questions ont été posées sur les achats collectifs, les coûts de ces achats et l´utilisation des prêts pour générer des revenus et augmenter la valeur.
Duncan a aussi mentionné que Cloughjordan a gagné le prix de la communauté la plus verte et la deuxième place dans la compétition du meilleur endroit où il fait bon vivre en Irlande – il s´agit du village entier pas seulement de l´écovillage.
Il y a 5 ans, des membres du village ont créé une ferme dans laquelle s´impliquent 2/3 des habitants de l´écovillage et 1/3 des habitants de la petite ville et de l´arrière pays.
www.thevillage.ie


Une présentation de Bruce Darrell & Ollie Moore
Bruce Darrell a souligné que le CSA (Agriculture Soutenue par la Communauté) formait une partie importante du projet global et pour que des gens s´installaient dans la région pour l´écovillage.
Puis il a décrit la CSA comme une agriculture intentionnelle, un modèle de production - de la ferme à la table - avec des risques partagés et des aspects collectifs et solidaires. Il a expliqué que ce modèle diffère vraiment des modèles agricoles et alimentaires ordinaires, mais aussi qu´il y a de nombreux styles de CSA : aussi bien dans la production d´alimentation de base, la transformation de denrées alimentaires que dans l´obtention de denrées de luxe, des groupes d´achat ainsi que des modèles plus globaux. Les types de paiement peuvent aussi varier et cela affecte le fonctionnement des CSA : des paiements à l´avance permettent d´anticiper les achats et d´avoir une trésorerie plus fluide. Les membres peuvent payer à l´avance en guise d´investissement et peuvent également offrir de faire du bénévolat pour compenser les coûts.
La plupart des CSA sont dirigées par le producteur, certaines, comme la nôtre, sont orientées vers les besoins des consommateurs, “Nous avions une communauté et nous avons décidé que nous voulions une ferme. Nous avons donc créé une ferme sous la forme d´une entreprise sociale, nous avons levé des fonds, obtenu des prêts, acheté du matériel et engagé des fermiers.”

Ollie Moore a décrit la CSA de Cloughjordan plus spécifiquement. Commencée en 2008, elle comprend maintenant 62 familles membres et la ferme nourrit environ 90 personnes qu´elle approvisionne en lait, légumes saisonniers, un peu de viande, il y a aussi des céréales. Mais cette culture rencontre encore certaines difficultés.

Il y a deux fermes, la ferme d´en haut et la ferme d´en bas. Les légumes sont cultivés près du village alors que les animaux et le lait sont à deux kilomètres dans la ferme d´en haut.
La structure (évolutive) a été exposée: voir le diagramme. Il y a:
• Les fermes d´en haut et d´en bas
• Un soutien par un conseil d’administrateurs (financier, administratif et juridique)
• Des bénévoles et woofers
• Des adhérents et une distribution
• Communication, paiement des cotisations et actions pour attirer de nouveaux membres.
• Communication externe, recherche, activités et collecte de fonds
• Education (visites scolaires, livre sur les CSA et livre de recettes en cas d´abondance d´un produit)
• Conseillers – venant de la population agricole locale

La ferme communautaire de Cloughjordan est une initiative d´agriculture supportée par la communauté, elle est gérée par ses membres à qui elle appartient. Son but est de développer une culture alimentaire saine, de fournir des moyens d´existence et d'assurer un approvisionnement alimentaire local et aussi d´organiser des formations dans des systèmes alimentaires résilients.
www.cloughjordancommunityfarm.ie

Des questions ont été posées concernant la structure:
Pourquoi un conseil d’administrateurs plutôt qu´un conseil de directeurs ? Davie explique que c’est pour éviter que le travail tombe dans un système de micro-gestion.
Il a été souligné également, qu´il reste peu de fermes à production diversifiée en Irlande – il est rare de produire de la viande, du lait, des céréales et du maraîchage sur une seule ferme et cela rend la tâche des conseillers plus ardue. Nous avons aussi un club de pain, un groupe d´achats en gros et un partage de la viande.

JOUR 2:


Il commenc par un tour de table de présentations et de descriptions du travail de chaque organisation.

Alan Kay a décrit le réseau CBS, en propriété collective, ce réseau de soutien aux entreprises développe les entreprises sociales et associatives en Ecosse tout en les considérant comme objet de recherche. La recherche concerne à mesurer l´impact social et l’audit social.
Carl Ditchburn travaille dans le Nord est de l´Angleterre et met à disposition des jeunes des options de logements, options dans lesquelles ils acquièrent des compétences tout en travaillant.
Heike Birkhoelzer et Annette Jankowski viennent de Technologie-Netzwerk? à Berlin en Allemagne. Il s´agit d´une entreprise sociale qui travaille dans la recherche et le développement de l´économie sociale et locale. C´est aussi une agence de développement pour les entreprises sociales dans les économies de voisinage. Annette s´occupe plus spécifiquement du domaine de la création d´emploi pour les migrants et les réfugiés.
GillesDacheux, Jean-Louis? Lacroix, Abilio Machado et Mathieu Tassin de OPE au Luxemburg viennent chacun de contextes différents Gilles s´occupe d´indicateurs de qualité de la vie orientés vers le citoyen selon la méthodologie Spiral, avec le soutien du Conseil de l´Europe. Jean louis, agronome, travaille surtout dans des initiatives de développement agroalimentaire, du maraîchage aux jardins scolaires et aux cantines. Mathieu travaille au développement de compétences environnementales et avec les mouvements en transition, alors qu´Abilio travaille dans l´éducation citoyenne et l´économie solidaire. OPE, Objectif Plein Emploi, est un réseau qui s´efforce de promouvoir un système économique plus solidaire et plus égal, en portant l´accent sur le développement local, le partenariat, la création d´emploi, la qualité de la vie, l´intégration sociale et une égalité d´opportunités.
Priscila Soares, du Portugal, se consacre à la promotion d´un développement et d´une éducation durables et participatifs et à la création d´une citoyenneté active au niveau des autorités locales.
Martine Theveniaut est coordinatrice des P'Actes Européens issu des Pactes Locaux. Le partenariat apprenant de Grundtvig fait suite au travail entrepris avec la FPH sur l´économie solidaire et sociale depuis 1997. Les projets d´économie locale et les approches de développement local sont importants pour l´économie solidaire, quand l´accent est mis sur les réalités les questions et les compétences locales, a dit Martine. Elle a également souligné que ce travail développait aussi des outils et des solutions à des fins de transversalité.
Peter Wollny travaille avec BASE Sud Audois (Bureau Pour l’Action Solidaire dans l’Espace Sud Audois), dont le but est d´augmenter la visibilité de l´économie solidaire dans le Sud du département de l´Aude. Il agit aussi dans un centre de formation de proximité pour les autres partenaires européens du projet. Peter, en tant que chargé de communication, présentera le développement du site internet et le travail effectué pour en parler ensemble. Il se sent plus citoyen européen que membre d´une nation spécifique, il apprécie donc beaucoup ce travail transcontinental et interactif.
Amélie Demonchy, La Ruche, France, se consacre au développement d´initiatives auto-suffisantes ayant trait à l´alimentation et orientées vers la communauté, dans la déclinaison française du mouvement mondial de la souveraineté alimentaire Incredible-Edibles?. Cela inclut un groupement d´achats et un café associatif. Elle pense également que la citoyenneté est une question cruciale.
Guillaume Bonne (Maison Citoyenneté Mondiale) France, est étudiant, il travaille sur l´économie sociale et solidaire en Alsace. Il s´intéresse particulièrement à la relocalisation des politiques, aux conseils participatifs et à une façon de vivre post-pétrole.
Samuel Bonneau (MINGA, CDD Gd) Poitiers en France, fait partie d´un réseau environnemental dont le but est de rendre l´économie plus équitable. Ce réseau se compose d´environ 100 membres, il inclut toute une gamme d´activités : des commerçants, des librairies et des producteurs locaux. Des approches participatives concernant l´alimentation et la nutrition sont particulièrement importantes pour le réseau MINGA qui travaille à partir des consommateurs dans les réseaux alimentaires en mettant l´accent sur l´accès à la terre, les jardins collectifs et autres domaines similaires.
Davie Philip et Oliver Moore, de la ferme communautaire de Cloughjordan. Oliver est journaliste spécialisé dans les questions agricoles et alimentaires, Davie est un catalyseur pour Transition Network (un réseau de Transition) et travaille à la promotion de la résilience de la communauté dans Sustainable Ireland Coopérative (Coopérative Durable en Irlande).
Les interprètes, Marie Delumeau and Catherine Bescond-Sands? travaillent souvent dans le domaine de l´économie solidaire. Elles ont travaillé avec La Via Campesina et autres organisations de ce type.


Davie Philip a présenté les concepts de transition et de résilience.

Davie a expliqué que la résilience d´une communauté consiste en l´existence, le développement et l´engagement des ressources afin de prospérer dans un environnement dynamique caractérisé par le changement, l´incertitude, l´imprévisibilité et la surprise. La résilience, du point de vue d´une communauté, se réfère à la capacité de réagir au stress, de surmonter l´adversité et de s´adapter au changement de façon positive. Le Modèle de Transition est une série assez floue de principes et de pratiques qui ont été élaborés au fil du temps par expérimentation et observation des communautés alors qu´elles travaillent ensemble à construire une résilience locale, à renforcer l´économie locale et à réduire les émissions de carbone.

La discussion a porté sur une cartographie de la transition, la compréhension de la résilience et la / les différentes populations à Cloughjordan et leur capacité ou incapacité à interagir l´une avec l´autre. L´écovillage offre des possibilités d´interaction entre les différentes populations qui auraient peu de chance de se faire autrement. Il s´agit aussi d´une population avec un niveau élevé d´éducation et un logement en maison individuelle ; le futur apportera des innovations au niveau de logements partagés et des efforts pour attirer des personnes ayant des compétences et de l´énergie afin que l´écovillage ne devienne pas un espace pour retraités.
Parmi les possibilités mentionnées figurent des logements sociaux, des expériences apprenantes réelles basées sur le lieu. Les sujets-clés discutés incluent l´équilibre entre emploi et la création de moyens d´existence / la création d´un héritage de moyens d´existence ; des concepts différents de la communauté existent dans différentes parties de l´Europe et sur le déploiement de la communauté; comment effectuer une transition pertinente et utile vers les jeunes (le modèle Seminbinden, un écovillage qui accepte des jeunes pour un an a été mentionné).
La question des moyens d´existence ou de l´emploi a été particulièrement discutée: peut-on se fier à un emploi avec une retraite ou avons nous besoin de créer des activités utiles qui aident la communauté et apportent un revenu pour certaines personnes ? Dans l´écovillage et la ferme, un revenu peut venir de l´agriculture, de la production alimentaire, mais également de l´éducation, de l´écotourisme et de l´hébergement. Etablir des liens entre la consommation locale et la production locale peut être très fructueux dans les domaines de l´énergie, de l´alimentation et du transport.

Agriculture soutenue par la communauté à Tipperary : une semence pour le futur
Durant la deuxième journée de ce voyage des visites de terrain ont conduit les participants du Voyage apprenant aux fermes d'en haut et d'en bas, autour du village et à la boulangerie – parties essentielles de ce voyage apprenant.

Pendant la soirée, plusieurs initiatives locales et régionales qui participent de l´économie solidaire ou qui ont des activités associées à l´économie solidaire se sont présentées. Il y avait Feasta, Housing co-op (coopérative du logement), Cultivate, le Café Loughmore, WeCreate? et le groupe d´achats en gros de Cloughjordan.
Puis une discussion très interactive sur des thèmes spécifiques, de type discussion de café, a eu lieu ; tous les participants ont trouvé cette approche méthodologique très utile. De nombreux commentaires ont indiqué que cette approche devrait être intégrée à de futures réunions. Les participants ont pu rencontrer et discuter en détail avec d´autres personnes, sur des thèmes spécifiques autour d´une table. Chacun a participé et appris de l´autre.


JOUR 3 :


Des thèmes-clés ont émergé des commentaires de la journée précédente

• Les points positifs de l´analyse économique de FEASTA spécialement concernant la croissance
• L´utilité du format de discussion de type café en petite table ronde ; serait-il bon de le transformer en un format de “speed dating” (rencontres rapides et programmées) ou est-il plus fructueux de le laisser ainsi ?
• L´importance de la traduction afin de mieux comprendre des concepts qui peuvent changer d´une région à l´autre.
• La participation de la population locale (les membres de la ferme et les personnes des environs engagées dans des activités semblables)
• Le modèle du Boulanger qui gagne sa vie sur place.
• Les questions concernant le niveau relatif d´intégration
• Devons-nous nous préparer pour une décroissance, créer des moyens d´existence ou d’emploi des personnes ?
• Avoir les pieds bien ancrés dans la réalité mais la tête dans les étoiles
• La citoyenneté affichée à Cloughjordan
• La diversité de projets dont l´élément technologique tourné vers l´avenir dans l´écovillage tel que WeCreate? et le fablab
• Comment des idées qui ont été initiées à Cloughjordan sont mises en place de façon informelle dans d´autres régions, en contexte de transition, c´est la diffusion d´un modèle dynamique.
• Les structures adoptées par la ferme et l´écovillage ont provoqué de nombreuses discussions. Le passage de la direction par des dirigeants / pionniers à un modèle consensuel et participatif s´est avéré vital aux progrès du projet global.
• Davie a souligné l´importance d´un résident de l´écovillage, John Joplin, qui a introduit la notion de démocratie Giayn, la cybernétique et VSM ou Viable Systems Models (modèle de système viable) parmi nous. Cela a permis la mise en place d´une structure plane et consensuelle, modelée par l´utilisation d´activités primaires et de soutiens.
• L´écovillage, en tant qu´initiative de transition et écoquartier d´une ville qui existe déjà, a fait l´objet de nombreuses discussions. Ce point de transformation et d´intégration plus générale est pertinent dans d´autres régions d´Europe : certains éléments relatifs à l´alimentation, au fablab ou à l´énergie peuvent être isolés et utilisés ailleurs.
• Est-ce que l´économie solidaire devrait avoir une déclaration de mission ? Est-ce que cela aiderait à la clarifier ? Est-ce le pilier démocratique du développement durable ? Alan va travailler sur ce sujet

Dr. Olive McCarthy? de l´Université de Cork a fait un exposé sur les démarches coopératives relatives à l´alimentation en Irlande.

Il y a environ 1 500 coopératives déclarées en Irlande et bien d´autres sociétés et organisations qui ont des principes coopératifs inscrits dans leur constitution. Il y a plus de 300 coopératives rien que dans les domaines de l´agro-alimentaire, des forêts et de la pêche.
Elle a noté l´importance des “Credits Unions” (caisses d´épargne locales mutualistes) et des coopératives très rurales (basées en Irlande) de promotion et de développement. Ces dernières offrent souvent des services qui n´existeraient pas autrement, bien qu`un grand nombre dépendent fortement de subventions. Les Credits Unions sont les seules organisations bancaires mutualistes en Irlande regroupant quelques 265 millions de membres. Des assurances sociales et des réductions intégrées marquent aussi la différence de ces organisations bancaires en Irlande. Certaines investissent dans le développement de petites entreprises ou mettent en circulation un système monétaire alternatif tel que les bons L.E.T.S.

Alan a remarqué certaines similarités entre l´Ecosse et l´Irlande dans le développement des coopératives au fil des ans. Le secteur écossais ne reçoit plus de subventions mais reste “tenace” a t-il dit. Davie a exploré les points positifs de la création d´une coopérative officielle. Une société à responsabilité limitée ne peut distribuer le surplus et il est plus facile de mettre en place un modèle de propriété plus ample sans un conseil d´administration.

Les initiatives de type L.E.T.S du Credit Unions irlandais ont été comparées aux Credits Unions de Brixton et de Bristol qui émettent une monnaie pour les factures payées électroniquement. Le conseil municipal les accepte aussi pour payer les taxes locales et cette monnaie n´est pas indexée à la monnaie nationale. Les citoyens membres des Credits Unions peuvent aussi devenir membres du conseil d`administration.

Les difficultés et les craintes ressenties lorsque l´on décide de s´éloigner des régulateurs, ont également été explorées. L'incompréhension des régulateurs devant la notion de mutualité a été exprimée. Les Credits Unions qui, de quelque façon que ce soit, sont allées à l´encontre des régulateurs en ont payé le prix fort surtout les directeurs. Nous avons pu constater un processus de désengagement et de désenchantement du processus coopératif, cela doit être reconnu et pris en compte. Selon Olive “Historiquement l´un des buts des coopératives était d´assurer un prix juste pour la production et de former un centre pour le développement. Une de leur devise au début était: 'une agriculture meilleure, de meilleurs affaires et une vie meilleure'. Cependant, dès les années 20 cette conscience coopérative déclinait.”
Cependant au fur et à mesure que les coopératives se développent, s´il n´y a pas de système de vérification, elles perdent leur orientation vers les besoins de la population et adoptent des orientations plus commerciales avec des directeurs à plein temps qui ne s´occupent que de faire du profit. Il est clair que cela présente certains bénéfices et des points positifs mais c´est sans aucun doute une perte.

Les participants ont terminé cette session en faisant la part de ce qui s´était bien passé, ce qui avait été plus difficile et ce qui doit être conservé à l´avenir.
L´accueil, l´emploi du temps et la ponctualité ont tous été des éléments positifs. Les discussions en table ronde ont été très populaires. Ce format sera adopté lors des réunions futures, que ce soit pour des conversations à thèmes détaillées ou avec un modèle plus programmé et rapide. Des conversations de type café constituent une amélioration utile à la méthodologie du projet global. Et l´invitation d´éléments venant des environs qui travaillent d´une façon ou d´une autre dans l´économie solidaire a été vue comme positive.
Certains auraient voulu plus de détails et plus d´activités pratiques avec ou sur la ferme même.
Ne pas avoir établi à l´avance ce que le budget couvrait a créé quelques problèmes mais ils sont maintenant résolus. Une autre question soulevée est de savoir si nous incluons les mêmes éléments dans ce concept de l´économie solidaire et sociale.

Présentation : Viable Systems Models : Modèle de Système viable

Le modèle de système viable (VSM) a été introduit en tant que système opératoire utilisé par la communauté de la ferme et de l´écovillage de Cloughjordan. Il s´agit d´un instrument qui nous aide à rendre nos systèmes plus visibles, à distribuer les tâches de direction et de responsabilité tout en assurant un bon flux d´information et des retours entre les différentes activités.
Le Modèle de Sytème viable (VSM) est exactement ce que son nom indique. Un modèle des principes sous-jacents qui sont à la fois nécessaires et suffisants pour rendre un système viable.

La présentation sur le VSM a été très bien reçue et a provoqué une bonne discussion. Voici une présentation des différents systèmes nécessaires afin de rendre une organisation ou une communauté viable.
Système 1: “Activités primaires” = “Que FAISONS nous”, nos activités
Système 2: “Processus” = Facilitation de groupe, rend le système plus fluide, fait face aux conflits, a un rôle de médiateur
Système 3: “Coordination” = Cœur du système, coordination, communication entre les éléments, considère conflits et synergies
Système 4: “Navigation” = yeux et oreilles du système, regarde le monde extérieur
Système 5: “Identité” = “Pourquoi nous le faisons”, limites du système: déclaration de la vision, valeurs, exigences légales
Le Modèle de Système viable est basé sur 5 systèmes, chacun de ces système est essentiel à la viabilité.
Si tous les cinq systèmes fonctionnent bien au sein de votre organisation, vous pouvez dire que les fonctions de base nécessaires à la viabilité sont présentes. Si cela n´est pas le cas, alors votre organisation peut ne pas être viable, et vous allez devoir la modifier afin d´assurer sa viabilité.
Nous devons identifier les 5 systèmes nécessaires à la viabilité de votre projet et de les représenter dans un grand diagramme VSM qui représente les parties de votre organisation dans sa totalité. Si certaines parties ne sont pas présentes, il faudra les repérer et les ajouter dans votre structure organisationnelle. Si quelques parties existantes de votre organisation ne trouvent pas leur place dans l´un des 5 systèmes, c´est qu´elles ne sont pas cruciales à la viabilité et peuvent même ne pas être nécessaires.
SYSTEME 1
‘Le dessein d´un système est ce qu´il fait’. Tel est le mantra de ce système. Ce VSM a été conçu par Stafford Beer. Ces activités à des fins précises sont appelées ´activités primaires´. L´on s´est aperçu qu´une division des activités primaires en 5 ou 9 sous-systèmes rend compte de ce que le système fait, et ceci est un flux d´information essentiel à la gestion du système. Chaque Système 1 a une propriété de récursivité qui produira à son tour ses propres sous-systèmes et activités primaires.
SYSTEME 2
C´est la fonction qui assure la fluidité du système complet, la lubrification et la facilitation. Elle va calmer toute agitation dans le système avant que celle-ci n´échappe à tout contrôle et déstabilise le système.
SYSTEME 3
Il s´agit ici de tout l´aspect systématique du fonctionnement de l´opération. Ce mécanisme permet aux différentes activités primaires de s´articuler, de trouver des synergies entre elles et de coordonner leurs efforts. De cette façon, ce système s´occupe de l´organisation interne du système au moment présent, gérant les ressources disponibles en maximisant l´efficacité.
SYSTEME 4
Ce système effectue la tâche nécessaire de veille sur ce qui se passe en dehors du système en question, dans le but d´identifier menaces ou opportunités dans sa proximité. C´est une fonction essentielle au système afin de pouvoir naviguer dans l´environnement, quelque soit les circonstances qui se présentent. (Cet environnement n´est pas entièrement séparé, bien sûr, mais se réfère à tout ce qui se trouve dans le système universel qui ne fait pas partie du système en question et n´est pas en relation directe récursive avec le système).
SYSTEME 5
Ce système établit les limites du système en question mentionné préalablement. Il définit donc l´identité du système même, là où se tire un trait entre ce qui est le système et ce qui ne l`est pas.