Chargement...
 
Utilité du modèle d’action Cloughjordan community Farm Ltd et Community Supported Agriculture, dans d’autres contextes européens
12 Questionnaires remplis

« Le Comment ca fonctionne » a été bien compris et bien synthétisé C'est la première étape, indispensable, pour envisager une possible utilisation du modèle d'action ailleurs :

Une coopérative a acheté une propriété (22 ha) auprès d’une petite localité en milieu rural de la Région du Nord Tipperary, ayant en tête la création d’un écovillage. Ses membres ont commencé à bâtir leurs maisons selon un protocole mis d’accord entre eux. Ils essayent à présent de faire venir d’autres familles. Ce sont actuellement 60 membres réunis, des individus et des familles. En parallèle, certains d’entre eux, avec des personnes extérieures, ont créé une ferme pour produire les aliments pour toutes les familles engagées. Les producteurs sont embauchés et payés. Beaucoup de travail volontaire (membres de la ferme, étudiants, woofers…) est aussi mobilisé. Une autre entreprise « We Create » a bâti un immeuble qui sera une petite pépinière d’entreprises et aussi un Fab-Lab? pour accueillir des activités économiques.

Au fond, c’est la mise en place d’un système global de transition qui s’inspire du concept de résilience pour agir dans de nombreux domaines : habitat, communauté, alimentation, économie/emploi. C’est un fonctionnement démocratique, participatif ; chacun s’investit selon ses compétences et ses possibilités (financières, familiales…) C’est une mise en commun de compétences.

Ce modèle d'action en Europe?

Oui, il existe des projets similaires en Ecosse (Findhorn et d’autres). Aucun n’a autant d’ambitions que celui-ci.

Oui, c’est possible en Allemagne. Car les problèmes qui se posent et les défis sont les mêmes.

Oui ! avec des adaptations à la situation luxembourgeoise (à voir lesquelles) ; à creuser : rendre ce genre de projet accessible à tous (financement) ; opportunité concrète pour faire de l’éducation à l’environnement et améliorer la qualité de l’habitat.

Ce serait difficilement applicable au Luxembourg de la même manière à cause du prix de l’immobilier et de l’individualisme. Mais c’est possible et ça existe dans la ville de Beckerich, sous l’impulsion d’une autorité publique.

Peut-être est-ce possible au Portugal, mais il y aurait beaucoup de difficultés légales : capacité de bâtir (pas possible en milieu rural s’il y a une ruine à côté, en milieu urbain le prix du terrain n’est pas abordable. Beaucoup de problèmes d’acceptation se posent de la part de ceux qui sont déjà installés. J’ai besoin d’y réfléchir plus en profondeur.

En France, e projet de « éco-hameau » d’Ungersheim (Alsace) n’a pas les mêmes objectifs (échelle du projet moindre) mais toutes les nouvelles manières d’appréhender de nouvelles formes de vie collectives est intéressante à développer.

Oui, le modèle de « villes en transition » existe mais il faut bien comprendre et traduire les différents concepts (community, communauté) et les contextes locaux.

Ce serait possible, en tous cas sur la partie pour « impulser le changement dans une communauté rurale »

Oui, pour le modèle-concept de transition. L’expérience de la ferme est particulièrement intéressante et pourrait s’appliquer à l’échelle d’un groupe pas nécessairement en éco-village.

L’expérience de « We Create » existe déjà en France, sous formes un peu différentes. Ces deux expériences pourraient s’enrichir l’une l’autre. Pour l’éco-village (habitat), ce serait plus compliqué (questions financières, il s’agit de restauration habitat ancien dans son cas)

Quelques commentaires en plus :

Oliver Moore, l'accueillant de la rencontre dit avoir beaucoup appris et espère prolonger la discussion sur les concepts dans les différentes langues.

Alan Kay (CBS Network) trouve le projet très intéressant pour créer de nouvelles valeurs basées sur la communauté.

Samuel Bonneau, "apprenant" de l'Association Minga en Région Poitou-Charentes en France pense très utile des rencontres (We Create) entre les acteurs de l'économie sociale et solidaire locaux sous la forme de rencontres rapides, par tables autour d'un projet concret, et rotation des participants au cours de la rencontre.

Peter Wolly, coordination technique et communication des P'actes Européens trouve, comme chaque fois, que le fait se trouver dans un contexte multiculturel et multilingue facilite la compréhension des imaginaires.

Priscila Soares, invitée, de l'Association In Loco au Portugal, se pose la question du côté spirituel de l’aventure (je ne parle pas de religieux)

Amélie Demonchy "apprenante" du Café Associatif "La Ruche", engagée dans un projet de transition alimentaire à Mamers (Région Pays de la Loire) en France: Elle estime qu’on n’a peut-être pas tous les éléments pour nous permettre de répondre à tous les questions : partenaires, fonctionnement démocratique pour envisager quel transfert est possible.

Gilles Dacheux, "apprenant" de OPE (Luxembourg) remercie pour ce chaleureux accueil et ce bel effort sur le contexte et l’exposition de la problématique, même s'il en faudrait encore plus pour comprendre le qui, le pourquoi, le comment. Cela donne envie d’en savoir beaucoup plus sur l’Irlande et sur cette communauté.